La cuisine du Centre de psychiatrie sert plusieurs centaines de repas par jour, ce qui implique que la vaisselle provenant de la cantine et des services doit être lavée, triée et remise en circulation le plus rapidement possible. Cet espace de travail offre un parfait exemple de la façon dont une laverie fonctionnelle peut être bénéfique pour l’ensemble de l’établissement. Situé près des rives du lac de Constance, à la limite sud du Land de Bade-Wurtemberg, le Centre de psychiatrie de Reichenau est un centre de référence en matière de psychiatrie pour adultes. Réparti sur un vaste campus, l’établissement soigne près de 600 à 650 patients par jour, avec un effectif de 1000 personnes, qui assurent une coordination minutieuse entre les traitements, les soins et la logistique de l’établissement. Cet hôpital psychiatrique fonctionne comme un petit village : il comprend non seulement des services et des espaces de soins, mais aussi sa propre blanchisserie, une boulangerie, des ateliers… et une cuisine.
Kenji Hayashiest chef cuisinier du Centre de psychiatrie de Reichenau depuis mai 2025. Avec son équipe, il prépare environ 800 repas par jour, du petit-déjeuner au dîner. Le menu répond à tous les besoins et régimes alimentaires spécifiques des patients. Certains repas sont servis directement à la cantine du site, où patients, soignants et visiteurs se retrouvent pour manger, tandis que d' autres sont apportés directement dans les services. Quel que soit l’endroit où les gens prennent leur repas, ils génèrent de la vaisselle sale, qui finit toujours par revenir à la cuisine. Assiettes, plateaux, bols et récipients doivent tous être lavés et remis en circulation le plus rapidement possible. Le moindre retard a une répercussion immédiate sur l'organisation en cuisine.

POURQUOI LA LAVERIE FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE
C’est le défi auquel le Centre de psychiatrie de Reichenau s’est retrouvé confronté. L’ancien système de lavage avait rendu de bons et loyaux services pendant des années. Puis il s’est finalement avéré que cette technologie ne répondait plus aux exigences d’une cuisine moderne.
« Notre vieille ligne de lavage de la vaisselle a fini par rendre l’âme, » explique Jochen Reutter, Directeur des opérations au Centre de psychiatrie de Reichenau. « Il a fallu décider de la façon dont nous allions procéder à l’avenir. »
Cette situation a exigé bien plus qu’un simple remplacement à l’identique. L’équipe a saisi l’opportunité pour repenser toute l’installation de A à Z. L’appel d’offres public rédigé pour l’acquisition de ce nouvel équipement mettait l’accent non seulement sur les performances, la durabilité et la capacité, mais aussi sur l’efficience énergétique, les normes d’hygiène et un environnement de travail agréable pour le personnel.
LE LAVAGE DE LA VAISSELLE ET LA GESTION DES BIODÉCHETS VONT DE PAIR
Pour sa nouvelle laverie, le Centre de psychiatrie de Reichenau a opté pour une solution de MEIKO qui intègre avec fluidité plusieurs processus. La configuration inclut un lave-vaisselle à convoyeur M-iQ, un système de gestion des biodéchets équipé du BioMaster® Flex et un lave-batterie pour les ustensiles volumineux . Dans la pratique, l’ensemble fonctionne très bien. Les chariots remplis de vaisselle et de plateaux sales provenant de la cantine et des différents services, retournent dans la laverie, ils sont ensuite déchargés et les déchets alimentaires sont éliminés directement via le ® Flex. Toute la vaisselle est ensuite lavée dans le M-iQ. Kenji Hayashi décrit le procédé : « Toute la vaisselle est soumise à un rinçage rapide, puis passe directement dans la machine et en ressort d’une propreté éclatante. » Cela montre à quel point il est important de disposer d’une technologie fiable pour assurer le bon fonctionnement de la cuisine.
La transformation la plus remarquable est certainement la façon dont la cuisine gère les déchets alimentaires. Avant, les restes étaient collectés dans des bacs qui devaient être conservés en chambre froide jusqu’à leur enlèvement. Aujourd’hui, les déchets alimentaires passent directement dans le système situé dans la laverie puis sont acheminés automatiquement vers des cuves de stockage situées au sous-sol. Une approche qui permet d’améliorer considérablement l’hygiène, de réduire les déplacements et, d’une façon générale, de faciliter le travail du personnel. « Elle nous permet également de respecter les exigences fixées par les normes d’hygiène en vigueur, » déclare Jochen Reutter. Autre avantage de taille : le personnel a beaucoup moins de contact direct avec les déchets alimentaires.
Outre ses excellentes performances sur le plan technique, le nouveau système a également transformé l’environnement de travail. Auparavant, il fallait 4 ou 5 personnes pour assurer le bon fonctionnement du système, aujourd’hui, l’ensemble du processus peut être géré par 3 à 4 personnes. En plus, le local reste plus frais, il est plus ergonomique et l’équipement est plus facile à utiliser. « Les retours de l’équipe ont été extrêmement positifs », ajoute Jochen Reutter.
La nouvelle installation a également réduit la consommation d’eau, d’énergie et de produits lessiviels, limitant l’utilisation des ressources tout en allégeant les tâches quotidiennes. Cela s’inscrit dans le cadre d'une évolution beaucoup plus large, où les processus durables occupent une place de plus en plus centrale. Lorsqu’on aborde le sujet de la technologie avec Jochen Reutter, on se rend rapidement compte que ce genre de considérations est pris en compte dès le début du processus décisionnel.
UN BOND EN AVANT POUR LA LAVERIE
Pour Jochen Reutter, une chose est sûre : la modernisation de la laverie est bien plus qu’une mise à niveau technique. « On pourrait la définir comme le lavage de la vaisselle 2.0. Je dirais même que c’est carrément le lavage de la vaisselle 6.0 ! C’est vraiment un bond technologique en avant ».







